Semaine olympique : des jeunes à nouveau sensibilisés

Semaine olympique : des jeunes à nouveau sensibilisés

Si certains, parmi les jeunes Îlodionysiens inscrits à l’École Municipale des Sports présents hier au gymnase Alice-Milliat, n’étaient pas encore familiarisés avec le thème du handicap, la journée du mercredi 3 février y a sans doute remédié.

Dans le cadre de la Semaine Olympique et Paralympique, le service des sports de la ville leur avait en effet concocté un programme sportif et citoyen axé autour de ce sujet. « Cette fois, il y a un petit plus sur la santé, mais ça tourne toujours autour du handisport. On parle beaucoup de Jeux Olympiques, mais on oublie trop souvent les Jeux Paralympiques. Et L’Île-Saint-Denis sera quand même au premier plan avec le village des athlètes… On veut donc vraiment mettre en avant le volet solidarité et accès au sport à tous. Si les enfants sortent de cette journée et se mettent à accepter davantage les gens différents demain à l’école ou dans leur famille, on serait ravis« , explique Mourad, éducateur sportif.

Toute la journée, les enfants répartis par groupe de dix environ se sont donc succédé sur les ateliers proposés. L’un des plus calmes est animé par Narcisse, de l’association Activités Éducatives. « Le principe, c’est de mettre les enfants dans la situation d’une famille avec des membres en situation de handicap. Ce qui est important, c’est d’arriver à susciter l’entraide, mais pas de « faire à la place de »« , indique-t-il.

Semaine olympique handisport

Certains sont en béquilles, d’autres sont aveuglés, d’autres encore sont en fauteuil ou privés d’un bras… Rapidement, les enfants se retrouvent confrontés à des petites tâches qu’ils pensaient anodines, mais qui se révèlent de vrais obstacles avec leur handicap. La solution pour ramasser un objet par terre ou couper un citron avec une seule main ? Demander de l’aide, tout simplement.

« Je mets deux assistants « valides » dans le groupe pour accompagner les autres. Et ils sont testés eux aussi ! Ils ne doivent pas faire les tâches à la place des autres, qui, eux, doivent apprendre à solliciter leur aide. Les deux ne sont pas si évidents pour des enfants, qui n’ont pas l’habitude de demander de l’aide…« , s’amuse Narcisse.

À quelques mètres de là, Clara n’éprouve, elle, aucune difficulté pour se mouvoir en fauteuil. Nul besoin de se mouvoir pourtant dans son atelier, elle qui enseigne la langue des signes. En quelques minutes, cette membre de l’association CapSaaa enseigne les rudiments de ce langage aux jeunes Îlodionysiens : alphabet, couleurs, jours de la semaine, aliments, animaux… Les progrès sont là et, rapidement, chacun se met à faire deviner un mot à ses petits camarades…

Semaine olympique handisport

« On est très demandés pendant la Semaine olympique et paralympique, on fait beaucoup d’activités. Mais sinon on intervient vraiment toute l’année en milieu scolaire ou extra-scolaire, au collège, au lycée, à la fac, en entreprise…« , énumère Clara. Dans le cadre du programme Educap City, CapSaaa fait de l’éducation à la citoyenneté pour les jeunes l’un de ses principaux domaines d’action.

Dehors, la cour de l’école Jean-Lurçat est mise à contribution pour un atelier de basket-fauteuil. Le sol du gymnase s’y prêterait mieux, mais les consignes gouvernementales empêchent aujourd’hui la pratique du sport en intérieur. Qu’à cela ne tienne, la pluie tombée drue au petit matin a cessé et la quinzaine d’enfants présents peut s’essayer au maniement compliqué des fauteuils, sous l’œil amusé des membres de CapSaaa : Louis-Marie, Romain, Christelle, Mehdi, Momo et Clara.

Un peu plus loin, un petit parcours « cécité » est organisé sous le regard de Ryadh Sallem, figure du handisport français et membre de l’équipe de France de rugby fauteuil. Par groupes de deux, les participants doivent alors suivre les yeux bandés un chemin tracé, grâce à l’aide d’un partenaire.

L’entraide et la solidarité, décidément les deux concepts majeurs de la journée !

Semaine olympique handisport

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